Le nom d’un événement n’est jamais neutre
Convention annuelle.
Séminaire.
Rencontre clients.
Forum.
Sommet.
Soirée.
Expérience.
Chaque mot installe déjà une représentation.
On ne se prépare pas de la même manière pour un atelier que pour une cérémonie.
On n’attend pas la même chose d’une rencontre que d’une convention.
Le nom choisi donne des indications sur le ton, la durée, le niveau de participation et la place laissée aux échanges.
Il peut aussi créer un décalage.
Un titre très ambitieux suivi d’un format ordinaire provoque une déception.
Un intitulé vague laisse les participants dans l’incertitude.
Un nom trop interne peut exclure ceux qui n’en possèdent pas les codes.
Nommer un événement demande donc un peu plus d’attention qu’on ne l’imagine.
Le titre doit donner envie sans survendre.
Il doit être identifiable sans devenir artificiel.
Il doit correspondre à ce que le public vivra réellement.
Le nom est souvent le premier choix éditorial du projet.
Il mérite de raconter la bonne histoire.
Avant de chercher une formule spectaculaire, une question suffit :
quel mot décrit honnêtement le rendez-vous que nous voulons proposer ?
La justesse commence parfois par là.