Travailler n'est pas le propre de l'homme. Tous les animaux travaillent pour leur subsistance. Une lionne qui ne guette pas sa gazelle pendant des heures, qui ne fait pas l'effort de la pister, de s'en approcher silencieusement et de courir pendant des centaines de mètres à des vitesses vertigineuses est une lionne qui ne nourrira jamais les siens. C'est la même chose pour le singe, le requin ou n'importe quel autre animal sur terre.
Notre privilège d'être humain, c'est de nous accomplir par notre travail !
Iki-gaï (à prononcer avec l'accent s'il vous plaît !)
Aux environs des années 700 à 1100 (nous ne connaissons pas la date précise), quelqu'un au Japon a développé un concept que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Ikigaï. Ce mot est la conjonction de « Iki », qui veut dire « vie » et du mot « gaï » qui signifie littéralement « qui en vaut la peine ». Construire une vie qui en vaut la peine donc !
Imaginez 4 courants d'eau qui se rejoignent, il existe un point où les forces s'annulent les unes les autres. C'est l'endroit où les tensions disparaissent, c'est le moment où vous arrêtez d'essayer de prendre l'autoroute avec le frein à main enclenché, c'est le moment où vous êtes heureux de faire ce que vous faites, d'être ce que vous êtes.
Ikigaï est la combinaison de 4 facteurs
- Ce que j'aime
- Ce à quoi je suis doué
- Ce pourquoi je peux être payé
- Et enfin ce dont mon entreprise a besoin
Remarquez immédiatement que j'ai mis mes priorités avant celles de mon entreprise. Ce n'est pas parce que je me fiche de mon entreprise (surtout que je suis entrepreneur), c'est plutôt que j'ai la conviction qu'un-e employé-e productif est une personne qui comprend la signification du vieil adage : charité bien ordonnée commence par soi-même. On ne donne pas ce qu'on n'a pas. On ne donne pas le meilleur de soi-même quand on ne passe pas du temps à construire la meilleure version de soi-même.