Le dernier quart d’heure ne devrait jamais être improvisé
Les ouvertures sont généralement répétées.
La musique est calée.
La lumière est prête.
Le premier intervenant connaît son entrée.
La fin reçoit parfois moins d’attention.
Le programme a pris du retard.
Une prise de parole a dépassé son temps.
La conclusion est raccourcie.
Les remerciements sont prononcés rapidement.
Les participants quittent la salle sans savoir clairement ce qui vient ensuite.
Le dernier quart d’heure mérite pourtant autant de soin que le premier.
C’est le moment où l’on rassemble les idées.
Où l’on donne une perspective.
Où l’on remercie sans réciter une liste.
Où l’on explique la suite.
Où l’on permet au public de sortir sans précipitation.
Une bonne conclusion n’a pas besoin d’être longue.
Elle doit être claire.
Elle peut reprendre une phrase.
Une image.
Une décision.
Une invitation à poursuivre la conversation.
Le départ fait partie de l’expérience.
La signalétique, le vestiaire, les transports, la possibilité d’un dernier échange : tout cela accompagne aussi la fin.
Un événement qui se termine proprement laisse le sentiment d’avoir été conduit jusqu’au bout.
Les dernières minutes ne sont pas le reste du programme.
Elles en sont la ponctuation.